Les outils numériques professionnels sont-ils plébiscités par les dirigeants d’entreprises ?

Près de trois ans après la mise en place du droit à la déconnexion, le cabinet ELEAS fait le point sur l’impact des outils numériques sur le collectif de travail en confiant à l’institut Opinionway une enquête inédite, réalisée auprès de plus de 250 dirigeants d’entreprises qui démontre que si les outils numériques sont plébiscités par les dirigeants comme par les salariés, ils ne se retrouvent pas sur les conséquences que ces outils portent sur le collectif de travail et sur le travail individuel.

 

« Ces résultats traduisent une divergence de perception entre les entreprises et les salariés que nous avions interrogé en 2018[1]. Si l’utilisation des outils digitaux à usage professionnel parait globalement utile et positive aux yeux des dirigeants d’entreprises, ces outils étaient pointés comme étant facteurs de fatigue et de stress par les salariés en 2018* » souligne Éric Goata, Directeur général délégué du cabinet ELEAS.

 

  • Un impact positif sur le contenu du travail

Le sujet des outils numériques professionnels est clairement identifié par les dirigeants comme étant un enjeu majeur, au regard de leur impact sur le contenu du travail des salariés. Parmi les impacts positifs de ces outils plébiscités, on relève ceux qui favorisent la productivité comme la réactivité dans l’échange d’information (87%), l’organisation du travail (85%), la gestion des urgences (81%) ou encore la diversité des tâches (80%).

 

  • Mais des conséquences peu anticipées dans l’entreprise

Pour autant cette révolution numérique ne parait pas envisagée comme étant un changement de paradigme pour l’organisation et le contenu même du travail. En témoigne les réponses portées par les entreprises qui se bornent trop souvent à des formations aux outils et peu aux usages et impacts sur le collectif de travail.

En effet, au-delà de la mise en place de formations génériques aux usages du numérique à destination des salariés (69% des entreprises ont mis en place cette action) ou des managers, de nombreux aspects de ce bouleversement des usages n’ont pas été pris en compte à la même hauteur. Ainsi l’aménagement des espaces de travail (37%), le télétravail (28%), l’exemplarité managériale (17%) ou même la simple obligation de laisser son ordinateur portable au bureau (9%) ne sont que peu organisés par l’entreprise.

 

  • Les entreprises ont besoin d’être accompagné à cette transition

Face à cette nécessaire prise en compte des effets des ONP sur l’entreprise, ces dernières expriment un besoin d’accompagnement sur trois sujets prioritaires : la maîtrise de la charge de travail (25%), la réduction du stress et de la fatigue des salariés (23%) et la montée en compétence des salariés (21%).

L’étude souligne à cet égard, que les entreprises ayant mis en place l’une de ces actions estiment à 96%, qu’elles ont eu un impact positif sur ce point. Dans le détail : 39% des dirigeants déclarent que les actions mises en place améliorent l’efficacité des salariés, 31% qu’elles entraînent une meilleure connaissance et compréhension des ONP et 31% qu’elles permettent une meilleure maîtrise de la charge de travail.

 

  • Parmi les actions plébiscitées, le télétravail.

C’est la disposition entraînant la plus nette amélioration de la QVT du collectif de travail, selon les dirigeants (59% de ceux l’ayant mis en place dans leur entreprise estiment que c’est « tout à fait le cas »).

[1] Enquête Eléas réalisée en 2018 auprès de salariés français

 

Retour au blog

A lire aussi

Harcèlement : libérer la parole dans le secteur de la communication

12 décembre 2019

Les Français sont-ils heureux au bureau ?

17 septembre 2019