Aujourd’hui, la qualité de vie et des conditions de travail est devenue un enjeu central pour les entreprises. Selon la Dares, 37 % des salariés estiment ne pas être capables de tenir dans leur travail jusqu’à la retraite, un constat étroitement lié aux conditions et à l’organisation du travail. Dans le même temps, 32 % des salariés du secteur privé ont connu au moins un arrêt de travail en 2025, selon Malakoff Humanis.
Ces données rappellent l’importance d’agir de manière structurée sur les conditions de travail, la prévention des risques professionnels et l’organisation de l’activité. Dans ce contexte, l’accord QVCT constitue un levier permettant aux entreprises et aux partenaires sociaux de définir des priorités, des engagements et des actions concrètes pour améliorer durablement les conditions de travail.
Mais que doit contenir un accord QVCT ? Quelles entreprises sont concernées et quelles sont les obligations de l’employeur ? Décryptage.

Qu’est-ce que l’accord QVCT ?
L’Accord QVCT est un dispositif visant à favoriser la qualité de vie et les conditions de travail et à assurer la continuité de l’employabilité des salariés. Il englobe un ensemble de mesures, d’actions et de pratiques organisationnelles visant à améliorer les conditions de travail, à prévenir les risques psychosociaux et à favoriser l’inclusion et la diversité au sein de l’entreprise.
La notion de QVCT s’inscrit dans la continuité de la QVT (Qualité de Vie au Travail). L’Accord national interprofessionnel du 9 décembre 2020, puis la loi du 2 août 2021, ont consacré cette évolution afin de replacer davantage le travail, ses conditions de réalisation et la prévention des risques professionnels au cœur de la démarche.
Avec l’évolution des attentes des salariés, la montée en puissance des enjeux liés au bien-être au travail et la nécessité pour les entreprises d’attirer et de fidéliser les talents, l’Accord QVCT s’impose comme un levier stratégique. En effet, il contribue à créer un environnement de travail favorable, propice à l’amélioration des conditions dans lesquelles le travail est réalisé, prévenir les risques professionnels et permettre aux salariés de disposer des moyens, de l’organisation et des marges de manœuvre nécessaires pour réaliser un travail de qualité, tout en permettant à l’entreprise de se démarquer sur le plan de sa responsabilité sociale et de sa performance économique.
L’Accord QVCT vise à prévenir et à traiter les risques psychosociaux tels que le stress, le harcèlement ou encore l’épuisement professionnel. En favorisant un environnement de travail sain, inclusif et respectueux, il contribue à renforcer le bien-être des salariés, à améliorer leur santé mentale et physique, et à réduire les situations de mal-être au travail. Par conséquent, il permet également à l’entreprise de limiter les arrêts maladie, l’absentéisme et les conflits internes, tout en favorisant la productivité et la performance collective.
En somme, l’Accord QVCT représente un engagement concret de l’entreprise en faveur du bien-être et de l’épanouissement de ses collaborateurs, tout en répondant aux enjeux de performance et de compétitivité auxquels elle est confrontée.
Accord QVCT : quelles sont les obligations de l’employeur ?
La mise en place d’un accord QVCT n’est pas obligatoire dans toutes les entreprises. En revanche, certaines entreprises ont l’obligation d’engager régulièrement une négociation sur la qualité de vie et des conditions de travail.
Il est donc important de distinguer l’obligation de négocier de l’obligation de parvenir à un accord : les partenaires sociaux doivent engager la négociation lorsqu’ils sont concernés par cette obligation, mais celle-ci n’aboutit pas nécessairement à la signature d’un accord QVCT.
Quelles entreprises sont concernées ?
Selon l’article L.2242-1 du Code du travail, dans les entreprises où sont constituées une ou plusieurs sections syndicales d’organisations représentatives, l’employeur doit engager une négociation portant notamment sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT). Cette négociation doit intervenir au moins une fois tous les quatre ans.
Elle permet aux partenaires sociaux d’aborder différents enjeux liés aux conditions de travail : organisation du travail, articulation entre vie professionnelle et vie personnelle, égalité professionnelle, droit à la déconnexion, prévention des risques professionnels ou encore conditions d’exercice du travail.
La signature d’un accord QVCT est-elle obligatoire ?
Non. Le Code du travail impose l’ouverture d’une négociation dans les entreprises concernées, mais pas nécessairement la conclusion d’un accord.
La négociation peut toutefois aboutir à un accord collectif permettant de formaliser les engagements de l’entreprise, les actions à mettre en œuvre, leur calendrier ainsi que leurs modalités de suivi.
Les articles L.2242-10 à L.2242-12 du Code du travail permettent notamment aux partenaires sociaux d’organiser, par accord collectif, le calendrier, la périodicité, les thèmes et les modalités des négociations obligatoires. La durée de cet accord ne peut excéder quatre ans.
Même lorsqu’elle n’est pas soumise à une obligation de négociation, une entreprise peut également choisir d’engager volontairement une démarche QVCT afin de structurer ses actions de prévention et d’amélioration des conditions de travail.
À quelle fréquence faut-il négocier sur la QVCT ?
La périodicité dépend de l’existence ou non d’un accord organisant les négociations obligatoires.
Conformément aux articles L.2242-11 et L.2242-12 du Code du travail, un accord collectif peut définir le calendrier et la périodicité des négociations, dans la limite de quatre ans.
En revanche, en l’absence d’un tel accord ou lorsque ses dispositions ne sont pas respectées, la négociation sur l’égalité professionnelle et la QVCT doit être engagée chaque année, conformément à l’article L.2242-13 du Code du travail.
Au-delà du respect de l’obligation légale, cette négociation constitue l’occasion de s’appuyer sur les données disponibles dans l’entreprise — indicateurs RH, DUERP, absentéisme, accidents du travail, turnover, remontées du CSE ou diagnostics RPS — afin d’identifier les priorités et de définir des actions adaptées aux réalités du travail.
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Pourquoi mettre en place un Accord QVCT ?
La mise en place d’un Accord QVCT présente plusieurs avantages majeurs pour l’entreprise, tant sur le plan humain qu’économique.
Amélioration du bien-être des salariés :
En plaçant la qualité de vie au travail au cœur de ses préoccupations, l’entreprise démontre son engagement envers le bien-être de ses collaborateurs. En favorisant un environnement de travail sain, respectueux et inclusif, l’Accord QVCT contribue à renforcer la satisfaction et la motivation des salariés, à réduire leur niveau de stress et à améliorer leur équilibre vie professionnelle – vie personnelle.
Réduction de l’absentéisme :
En agissant préventivement sur les risques psychosociaux et en promouvant des pratiques organisationnelles favorables à la santé et au bien-être des salariés, l’Accord QVCT permet de limiter les absences liées à des problèmes de santé ou à des situations de mal-être au travail. En favorisant la prévention et le traitement des sources de stress et de conflits, il contribue à réduire les arrêts maladie et l’absentéisme, et à maintenir la continuité de l’activité au sein de l’entreprise.
Renforcement de la cohésion sociale :
En favorisant l’inclusion, la diversité et le dialogue social, l’Accord QVCT contribue à renforcer la cohésion et le sentiment d’appartenance des salariés à l’entreprise. En encourageant la collaboration, le partage d’expériences et la reconnaissance des contributions individuelles, il favorise l’émergence d’une culture d’entreprise positive, fondée sur le respect, la confiance et la solidarité.
Impact positif sur la performance globale de l’entreprise et sa réputation :
En investissant dans le bien-être de ses collaborateurs, l’entreprise renforce sa capacité à attirer et à fidéliser les talents, à stimuler l’engagement et la motivation des équipes, et à favoriser l’innovation et la créativité. En améliorant la qualité de vie au travail, elle contribue à renforcer sa réputation d’employeur attractif et responsable, tout en bénéficiant d’une meilleure image de marque et d’une plus grande attractivité auprès des clients, des partenaires et des investisseurs. En somme, l’Accord QVCT représente un levier stratégique pour l’entreprise, lui permettant de concilier performance économique, responsabilité sociale et épanouissement des individus.
Les éléments clés d’un Accord QVCT efficace
Pour garantir l’efficacité et la pertinence d’un Accord QVCT, plusieurs éléments doivent être pris en compte dès sa conception.
1. Diagnostic préalable
Avant toute mise en œuvre, il est primordial d’établir un diagnostic approfondi de la situation de l’entreprise en matière de qualité de vie au travail et d’inclusion. Ce diagnostic permet d’identifier les besoins spécifiques, les enjeux prioritaires ainsi que les facteurs de risques psychosociaux. Il peut se baser sur des enquêtes, des entretiens individuels, des observations ou encore des analyses des politiques RH existantes.
2. Définition d’objectifs clairs et mesurables
Une fois le diagnostic établi, il est essentiel de définir des objectifs clairs et mesurables en matière de qualité de vie au travail, d’inclusion et de diversité. Ces objectifs doivent être en adéquation avec la culture, les valeurs et les spécificités de l’entreprise. Ils peuvent porter sur différents aspects tels que la réduction du taux d’absentéisme, l’amélioration du climat social, la promotion de l’égalité des chances ou encore le développement des compétences interculturelles.
3. Mise en place d’actions concrètes et adaptées
Une fois les objectifs définis, il convient de mettre en œuvre des actions concrètes et adaptées aux besoins des collaborateurs. Ces actions peuvent prendre différentes formes : programmes de formation, aménagements des conditions de travail, mise en place de dispositifs de soutien psychologique, promotion de la diversité et de l’inclusion, etc. Il est important que ces actions soient cohérentes, cohésives et intégrées dans une démarche globale visant à améliorer la qualité de vie au travail et à favoriser l’épanouissement professionnel de chacun.
4. Référence aux textes législatifs et réglementaires sur l’Accord QVCT
La mise en place d’un Accord QVCT s’inscrit dans un cadre législatif et réglementaire visant à promouvoir le bien-être des travailleurs et à garantir des conditions de travail saines et sécurisées. Plusieurs textes de loi et dispositifs réglementaires encadrent cette démarche et fixent des obligations aux entreprises en matière de qualité de vie au travail.
1. Code du travail
L’article L4121-1 du Code du travail énonce le principe général de prévention qui impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. La mise en place d’un Accord QVCT s’inscrit donc dans cette obligation légale en permettant à l’entreprise d’identifier, de prévenir et de traiter les risques psychosociaux.
2. Accord National Interprofessionnel (ANI) sur le stress au travail
L’ANI sur le stress au travail du 2 juillet 2008 constitue également une référence importante en matière de prévention des risques psychosociaux. Cet accord encourage les entreprises à élaborer des dispositifs de prévention du stress et à mettre en place des actions visant à améliorer la qualité de vie au travail. L’Accord QVCT peut ainsi s’inspirer des recommandations de cet accord pour définir ses objectifs et ses actions.
3. Loi du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l’emploi
La loi du 17 août 2015, dite « Loi Rebsamen », renforce le dialogue social en entreprise et introduit de nouvelles obligations en matière de qualité de vie au travail. Elle prévoit notamment la mise en place d’indicateurs permettant d’évaluer les actions de prévention des risques psychosociaux et d’amélioration de la qualité de vie au travail. L’Accord QVCT peut ainsi intégrer ces indicateurs pour mesurer l’efficacité de ses actions.
En résumé, pour créer un Accord QVCT efficace : réalisez un diagnostic initial, définissez des objectifs clairs, mettez en place des actions adaptées, et référez-vous aux textes législatifs tels que le Code du travail et l’ANI sur le stress au travail. Ce processus assure une démarche solide et légale, favorisant le bien-être des employés et la performance de l’entreprise.
Exemples d’actions à intégrer dans un accord QVCT
Un accord QVCT doit avant tout permettre d’agir concrètement sur les conditions de travail et la prévention des risques professionnels. Parmi les principales actions pouvant être mises en place :
Agir sur la charge et l’organisation du travail
L’entreprise peut analyser la répartition des activités, clarifier les rôles, ajuster les ressources disponibles et mettre en place des temps d’échange réguliers sur la charge de travail.
Prévenir les risques psychosociaux
L’accord peut prévoir un diagnostic RPS, l’identification des principaux facteurs de risque et la mise en place d’un plan d’action adapté aux réalités de l’entreprise.
Accompagner les managers
Des actions de formation peuvent être proposées aux managers afin de mieux prévenir les RPS, réguler la charge de travail, gérer les conflits et accompagner les situations sensibles.
Favoriser l’expression des salariés sur le travail
Des espaces de discussion peuvent permettre aux salariés d’échanger sur leur travail réel, les difficultés rencontrées et les pistes d’amélioration à mettre en œuvre.

Comment rédiger un Accord QVCT ?
Étapes à suivre pour élaborer un Accord QVCT sur mesure :
Analyse des besoins :
Commencez par réaliser une analyse approfondie des besoins spécifiques de votre entreprise en matière de qualité de vie au travail, de risques psychosociaux et d’inclusion. Cette étape peut impliquer des enquêtes auprès des employés, des entretiens individuels, des évaluations des conditions de travail, etc.
Définition des objectifs :
Sur la base de cette analyse, définissez des objectifs clairs et mesurables pour votre Accord QVCT. Ces objectifs doivent être alignés avec la vision et les valeurs de l’entreprise, tout en répondant aux besoins identifiés lors de l’analyse initiale.
Élaboration du contenu :
Rédigez le contenu de l’Accord QVCT en détaillant les actions concrètes qui seront mises en place pour atteindre les objectifs fixés. Assurez-vous de couvrir tous les aspects importants tels que la prévention des risques psychosociaux, la promotion de l’égalité des chances, l’aménagement des conditions de travail, etc.
Validation et approbation :
Soumettez l’Accord QVCT aux différentes instances de l’entreprise pour validation et approbation. Impliquez les représentants du personnel, les managers et les parties prenantes concernées pour garantir une adhésion et une appropriation maximales.
Communication et déploiement :
Une fois l’Accord QVCT approuvé, communiquez largement sur son contenu, ses objectifs et les actions prévues. Organisez des séances d’information et de sensibilisation pour expliquer les enjeux et les bénéfices de l’Accord QVCT à l’ensemble des collaborateurs.
Suivi et évaluation :
Mettez en place un système de suivi et d’évaluation pour mesurer régulièrement les progrès réalisés par rapport aux objectifs fixés. Réalisez des bilans périodiques pour identifier les réussites et les axes d’amélioration, et ajustez si nécessaire les actions prévues dans l’Accord QVCT.
| Enjeu | Action | Indicateur | Responsable | Échéance |
|---|---|---|---|---|
| Charge de travail | Diagnostic de charge | % équipes analysées | DRH | T2 |
| RPS | Plan de prévention | Actions réalisées | Direction/CSE | annuel |
| Déconnexion | Charte + formation managers | % managers formés | RH | T3 |
Conseils pour impliquer les différents acteurs de l’entreprise et favoriser l’adhésion de tous :
Implication dès le départ : Impliquez les différents acteurs de l’entreprise dès les premières étapes de l’élaboration de l’Accord QVCT. Favorisez la participation active des représentants du personnel, des managers et des collaborateurs pour garantir une prise en compte des besoins et des attentes de chacun.
Communication transparente : Assurez une communication transparente et régulière tout au long du processus d’élaboration de l’Accord QVCT. Informez les collaborateurs des avancées, des décisions prises et des opportunités de contribution à chaque étape.
Formation et sensibilisation : Organisez des séances de formation et de sensibilisation sur les enjeux liés à la qualité de vie au travail, aux risques psychosociaux et à l’inclusion. Sensibilisez les managers et les équipes aux bonnes pratiques et aux comportements favorables à un environnement de travail sain et respectueux.
Écoute et prise en compte des retours : Favorisez un climat de confiance où les collaborateurs se sentent libres de partager leurs retours, leurs préoccupations et leurs idées. Prenez en compte ces retours dans l’élaboration et la mise en œuvre de l’Accord QVCT pour garantir sa pertinence et son efficacité.
En suivant ces étapes et en mettant en œuvre ces conseils, vous pourrez rédiger un Accord QVCT sur mesure qui répond aux besoins spécifiques de votre entreprise et qui bénéficie de l’adhésion de tous les acteurs concernés.
En résumé, un Accord QVCT bien conçu constitue un levier essentiel pour les entreprises souhaitant favoriser le bien-être de leurs salariés et renforcer leur performance globale.
En mettant en place un tel accord, les entreprises peuvent bénéficier de nombreux avantages, notamment :
- Amélioration du bien-être des salariés et réduction des risques psychosociaux.
- Réduction de l’absentéisme et augmentation de l’engagement des équipes.
- Renforcement de la cohésion sociale et de l’image de l’entreprise.
- Développement d’une culture d’entreprise positive et inclusive.
Par conséquent, nous vous encourageons vivement à envisager la mise en œuvre d’un Accord QVCT au sein de votre entreprise. Cette démarche vous permettra non seulement de répondre aux attentes et aux besoins de vos collaborateurs, mais également de renforcer la performance et la compétitivité de votre organisation sur le long terme.
N’hésitez pas à nous contacter pour bénéficier d’un accompagnement personnalisé dans l’élaboration et la mise en œuvre d’un Accord QVCT adapté à votre entreprise. Ensemble, construisons un environnement de travail où le bien-être des salariés est une priorité, et où la performance et la réussite vont de pair avec l’épanouissement personnel et professionnel.
FAQ sur l’accord QVCT
Qu’est-ce qu’un accord QVCT ?
Un accord QVCT est un accord collectif qui définit les engagements de l’entreprise en matière de qualité de vie et des conditions de travail. Il peut notamment porter sur l’organisation du travail, la prévention des risques professionnels, l’égalité professionnelle, le droit à la déconnexion ou encore l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle.
Un accord QVCT est-il obligatoire ?
La signature d’un accord QVCT n’est pas systématiquement obligatoire. En revanche, dans les entreprises concernées, l’employeur doit engager une négociation sur l’égalité professionnelle et la QVCT, conformément à l’article L.2242-1 du Code du travail.
Quelles entreprises doivent négocier sur la QVCT ?
Cette obligation concerne notamment les entreprises dans lesquelles sont constituées une ou plusieurs sections syndicales d’organisations représentatives. L’employeur doit alors engager périodiquement une négociation sur l’égalité professionnelle et la QVCT.
À quelle fréquence doit-on négocier sur la QVCT ?
Un accord collectif peut fixer la périodicité des négociations obligatoires, dans la limite de quatre ans. En l’absence d’un tel accord, la négociation sur l’égalité professionnelle et la QVCT doit être engagée chaque année, conformément à l’article L.2242-13 du Code du travail.
Quelle différence entre QVT et QVCT ?
La QVCT, ou Qualité de vie et des conditions de travail, a progressivement remplacé la notion de QVT. Cette évolution vise à replacer davantage le travail réel, son organisation, ses conditions de réalisation et la prévention des risques professionnels au cœur de la démarche.
Quels sujets peut-on intégrer dans un accord QVCT ?
Un accord QVCT peut notamment traiter de la charge et de l’organisation du travail, de la prévention des risques psychosociaux, de l’égalité professionnelle, du droit à la déconnexion, du télétravail, de l’expression des salariés ou encore de la prévention des risques professionnels.
Qui négocie l’accord QVCT ?
La négociation est menée entre l’employeur et les organisations syndicales représentatives de l’entreprise. Selon la situation de l’entreprise, différents acteurs peuvent également contribuer à la préparation de la démarche, notamment les RH, le CSE, les managers ou les acteurs de la prévention.
Quelle est la durée d’un accord QVCT ?
La durée dépend des dispositions prévues dans l’accord collectif. Les partenaires sociaux peuvent notamment définir le calendrier et la périodicité des négociations obligatoires, dans une limite de quatre ans.
Quels indicateurs utiliser pour suivre un accord QVCT ?
Les indicateurs doivent être adaptés aux objectifs retenus. Il peut s’agir par exemple du taux d’absentéisme, du turnover, des accidents du travail, des indicateurs RPS, de la charge de travail, des résultats d’un baromètre social ou encore du suivi des actions prévues dans l’accord.
